Dax n’a conservé qu’une toute petite partie de son
enceinte gallo romaine, visible encore à la promenade des remparts et à la
place Saint Pierre.
Edifiée au IV° siècle, elle constituait un mur de
plus de 4 mètres d’épaisseur, et d’une dizaine de mètres de hauteur.
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Ses fossés remplis d’eau couraient autour de l’enceinte,
et pouvaient atteindre jusqu’à 40 mètres de largeur, ce qui rendait la ville
inattaquable. Délimitant un rectangle presque parfait de 1465 mètres,
enfermant une superficie de 12 à 13 hectares, les remparts étaient surveillés
du haut de 43 tours rondes de 10 mètres de diamètre, et s’ouvraient sur
l’extérieur par 4 portes.
Ces remparts ont protégé la ville de nombreuses invasions,
durant 15 siècles. Ce sont eux qui ont modelé le tracé de ses places, de ses
rues, de ses maisons, à l’intérieur ou à l’extérieur du mur.
Les archéologues du XIX° siècle citaient ces remparts dacquois comme «le
type le plus beau et le plus complet restant en France des enceintes gallo
romaines ». Dans les années 1850, la ville intra muros est insalubre du fait
de la vétusté des systèmes de canalisations des sources d’eau chaude, et de
l’absence d’égouts. Les édiles dacquois, dynamisés par la construction du
chemin de fer de Bordeaux à Biarritz, veulent profiter de cette aubaine pour
la région, et mettre en avant les qualités de leur thermalisme, alors trop
local. Ils décident la démolition des remparts, et la réorganisation de
l’urbanisme, restée jusque là médiéval.
Lors de la démolition des remparts, on a découvert des
autels votifs, sculptures et divers objets, utilisés par les constructeurs
gallo romains comme vulgaire matériel de construction ; ils sont aujourd’hui
exposés au musée de Borda.
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